L’IRSP accueille deux étudiantes de l’Université de Montréal

La collaboration pour la lutte contre le DFN continue !

En  vue de finaliser leur baccalauréat, deux étudiantes de l’UdeM Christine Laliberté et Myriam Letourneau, ont fait leur stage de Nutrition Publique au Bénin du 26 octobre au 11 décembre 2015. Pendant cette période, elles ont contribué à l’implantation du projet de prévention du diabète au Bénin (PréDiBe), à travers le recueil des données anthropométriques, les séances d’éducation des sujets à risque sur les moyens de prévention du diabète et la constitution des  groupes de soutien pour l’autocontrôle de la santé au niveau communautaire.

Toute notre gratitude aux autorités de l’UdeM à travers le Département de Nutrition pour la franche collaboration.

Dr Colette Azandjeme : cazandjeme@irsp-ouidah.org

La lutte contre le DFN se poursuit au Bénin !

 

L’IRSP et le département de nutrition de l’UdeM mettent en place un projet de prévention primaire contre le diabète.

Le Projet de Prévention du Diabète (PréDiBe) est né de la collaboration entre l’Université de Montréal du Canada et l’Institut Régional de Santé Publique (IRSP) du Bénin avec l’appui financier de la Fondation Mondiale de Diabète.

Ce projet se fait en collaboration avec la Mairie de Tchaourou, le Ministère de la santé à travers la Zone Sanitaire de Tchaourou et le Programme National de Lutte contre les Maladies Non Transmissibles, le CERPA, le Centre de Promotion Sociale de Tchaourou.

Ce projet de 4 ans (2015-2019) cible principalement les sujets à haut risque de diabète dans six villages dont quatre feront l’objet d’une intervention intensive sur le mode de vie alors que les deux autres suivent une intervention à minima. Les cibles secondaires sont le personnel de santé, les pairs éducateurs, les responsables d’ONGs et associations locales, les rois et élus locaux et les chefs religieux voire toute la population.

Le projet vise à réduire de 10% les cas incidents de diabète chez les sujets à haut risque de diabète en :

  • réduisant de 10%, la prévalence de l’obésité globale et abdominale
  • réduisant de 10%, la prévalence de l’hypertension artérielle
  • augmentant de 30%, la proportion de sujets ayant adopté la pratique de l’activité physique
  • augmentant de 30%, la proportion de sujets ayant adopté une alimentation riche en fruits et légumes (au moins cinq portions/j).
  • augmentant de 30%, l’accessibilité des fruits et légumes
  • améliorant de 80%, la proportion du personnel de santé capable de dépister et de faire un counseling pour la prévention du DT2.

Au regard de ces objectifs, les stratégies prévues sont:

  • l’organisation des sujets en groupe de soutien de 10 personnes
  • l’éducation nutritionnelle avec des démonstrations culinaires
  • la promotion de l’activité physique individuelle et/ou en groupe
  • la promotion du Jardin familial
  • la formation du personnel de santé sur le dépistage des sujets à risque et le counseling pour la prévention du diabète
  • l’organisation du suivi de proximité par les pairs-éducateurs à travers l’appui aux groupes de soutien et les visites aux domiciles des sujets à risque.

Les assistants sociaux, les  techniciens agricoles, les nutritionnistes et les éducateurs d’activité physique sont mis à contribution pour amener les bénéficiaires à adopter les comportements du mode de vie souhaités.

Deux doctorants et quatre étudiants en master sont positionnés sur le projet.

Colette Azandjeme : cazandjeme@irsp-ouidah.org

Diana Osseni a apporté son concours au Manuel béninois de nutrition clinique

photo de Diana Osseni

Diana Osseni, ressortissante du Bénin, terminait fin 2015 son programme de Master en nutrition (avec travail dirigé) au Département de nutrition de l’Université de Montréal, sous la direction conjointe des Professeurs Hélène Delisle et Louise St-Denis. Son rapport de travail dirigé, intitulé « Élaboration d’outils pour la pratique en nutrition clinique au Bénin », inclut des fiches techniques pour la prise en charge nutritionnelle de diverses conditions, dont les troubles hépatiques, digestifs et rénaux. Elle y fait aussi une intéressante revue des écrits sur les outils de nutrition clinique et sur le processus de soins nutritionnels. Le rapport a été transmis aux partenaires béninois impliqués dans la formation et l’intervention en nutrition clinique.

Soutenance de thèse de doctorat de M. Koffi Alouki

On voit Koffi en compagnie de sa directrice de recherche, Professeur Hélène Delisle, à l’issue de la soutenance.

Koffi Alouki, ressortissant du Togo et doctorant en nutrition à l’Université de Montréal, soutenait avec succès sa thèse de Ph.D. le 23 novembre dernier.

Boursier de la Banque islamique de développement, ses travaux de recherche s’inscrivaient dans le cadre du volet de plaidoyer du Projet Pôle francophone africain sur le double fardeau nutritionnel. Il a notamment contribué à finaliser et mettre à l’épreuve un outil standardisé d’estimation des coûts médicaux du diabète à l’échelle de pays d’Afrique subsaharienne. Ce calculateur devrait être assez bientôt accessible en ligne grâce à l’ONG Santé diabète.

On voit Koffi en compagnie de sa directrice de recherche, Professeur Hélène Delisle, à l’issue de la soutenance.

Formation intensive sur le counseling nutritionnel

Amélie Sabourin et des participantes à la formation intensive sur le counseling nutritionnel

Amélie Sabourin donnait en juillet dernier au Mali une formation intensive de quelques jours sur le counseling nutritionnel auprès de personnes vivant avec le diabète, à l’intention de médecins.

Cette formation s’adressait à 9 médecins en cours de spécialisation. Quelques outils ont été élaborés pour cette formation, dont un instrument de calcul rapide des protides, glucides et lipides d’un régime et une vidéo sur la préparation d’une sauce arachide réduite en gras et en sel. La formation a été grandement appréciée.

Amélie est nutritionniste et chargée de cours à l’Université de Montréal.

Repenser la formation universitaire en nutrition en Afrique

Un symposium sur le renforcement des formations en nutrition humaine

À Las Palmas (Gran Canaria), se tenait du 9 au 12 novembre 2014 le 3e Congrès mondial de nutrition de santé publique. Dans ce cadre, Prof. Hélène Delisle, de TRANSNUT, Université de Montréal, avait organisé avec des collaborateurs un symposium sur le renforcement des capacités de nutrition en Afrique par les programmes de formation des ressources humaines. On y a traité des capacités actuelles de formation universitaire, d’après l’inventaire récent de l’OOAS (Dr Roger Sodjinou), d’un programme de Bioforce pour la formation en cours d’emploi des gestionnaires de programmes de nutrition au Mali (Mme Gaëlle Julien), des programmes de Master de nutrition et de formation en nutrition des étudiants en médecine en Mauritanie et au Mali (Prof Cheikh Dehah), ainsi que des nouveaux programmes universitaires de nutrition à l’Université d’Abomey-Calavi, Bénin, en particulier du nouveau programme de licence professionnelle de nutrition et diététique (H. Delisle).

Téléchargements

Abrégés et diaporamas des présentations (en anglais), ainsi que les recommandations issues des discussions du symposium pour le renforcement des capacités en nutrition

Soutenance de thèse de doctorat de Dr Azandjeme Colette. Pesticides, obésité et diabète : un lien insoupçonné?

Dr Azandjemen et le Jury de thèse

Dr Colette Azandjeme et les membres du jury de soutenance; de gauche à droite, Pr Irène Strychar, présidente du jury; Pr Dominique Garell, membre du jury; Pr Hélène Delisle, Directrice de thèse; Dr Colette Azandjeme, doctorante; Pr Marc Lucotte, examinateur externe; Pr Michèle Bouchard, Codirectrice de thèse.

Le 15 juillet 2014 a eu lieu à l’université de Montréal la soutenance de thèse de doctorat portant sur le lien entre l’exposition aux pesticides et le risque de diabète au nord du Bénin. Cette étude a été réalisée sous la supervision de Dr Hélène Delisle, professeur au département de nutrition et directrice de TRANSNUT et de Dr Michèle Bouchard, professeur au département de santé environnementale et santé au travail. Elle a aussi bénéficié de la contribution des professeurs Pierre Ayotte de l’Institut National de Santé Publique du Québec ainsi que François Djrolo de l’Université d’Abomey-Calavi au Bénin et Dismand Houinato du programme national béninois de lutte contre les maladies non transmissibles.

L’étude s’inscrit dans un contexte où les maladies chroniques prennent le pas sur les maladies infectieuses même en Afrique. Le diabète, en particulier, devient une préoccupation pour les pays africains puisque, selon les estimations de la Fédération internationale du diabète, une hausse de 109% de la prévalence est attendue en Afrique subsaharienne entre 2013 et 2035 alors que la moyenne mondiale est de 55%. Or le diabète coûte cher en Afrique tant pour l’individu que pour le système de santé et la société. Le diabète affecte en effet beaucoup d’adultes en pleine productivité et il réduit la qualité de vie des personnes touchées et de leur famille, qu’il peut précipiter dans la pauvreté.

Plusieurs facteurs contribuent au fardeau du diabète en Afrique notamment, les changements dans le mode de vie et l’alimentation qui caractérisent la « transition nutritionnelle ». Les polluants environnementaux comme certains pesticides pourraient représenter un facteur additionnel de risque. Toutefois, l’association entre l’exposition aux pesticides et le risque de diabète ou d’autres maladies chroniques doit encore être confirmée.

L’étude de Dr Azandjèmè s’est déroulée dans  le Borgou, département du Nord-Est du pays où la prévalence de diabète est particulièrement élevée, soit 4,6% contre une moyenne nationale de 2,6%. L‘étude cas-témoin a porté sur 125 personnes diabétiques appariées avec des personnes non-diabétiques de même âge, groupe ethnique et lieu de résidence.

L’étude a confirmé qu’il existe une association positive entre l’exposition à certains pesticides organochlorés (POC), notamment les métabolites du DDT et l’obésité ou le diabète de type 2. En effet les sujets ayant les teneurs sériques élevées de POC avaient deux à trois plus de probabilité de diabète et trois à cinq fois plus de probabilité d’obésité. Les facteurs associés aux teneurs sériques élevés de pesticides étaient le niveau d’éducation élevé, un meilleur revenu, la résidence en milieu urbain, ainsi que la fréquence de consommation de certains aliments.

Toutefois, bien qu’une association positive ait été détectée, aucune relation de causalité ne peut encore être établie entre l’exposition aux pesticides organochlorés et le diabète ou l’obésité. Néanmoins, les résultats de cette étude incitent à une prudence renouvelée dans l’utilisation des pesticides. Rappelons en terminant que la prévention du diabète et de l’obésité passe d’abord par une alimentation équilibrée, le contrôle du poids et l’activité physique.

Nos sincères remerciements vont à l’Agence Canadienne de Développement International (ACDI) et au réseau de recherche en Santé environnementale (RRSE) du Québec pour le financement de la bourse de doctorat de Dr Azandjeme et la mise en œuvre du projet de recherche.

Matinée scientifique : Systèmes alimentaires, transition nutritionnelle et santé – Food Systems, Nutrition Transition and Health

Conférenciers de la matinée scientifique (mai 2014)

Le 12 mai se tenait à l’Université de Montréal une matinée scientifique sur le thème « Systèmes alimentaires, transition nutritionnelle et santé – Food Systems, Nutrition Transition and Health». Cet événement marquait le 10e anniversaire de TRANSNUT comme Centre Collaborateur de l’OMS.

Deux conférenciers de prestige étaient invités, Dr Enrique Jacoby de PAHO (à l’extrême droite de la photo) et Pr Carlos Monteiro de l’université de Sao Paolo à ses côtés. De gauche à droite, on voit Dr Jean-Claude Moubarac, stagiaire post-doctoral auprès de Pr Monteiro, Pr Malek Batal du Département de nutrition, président de séance et Pr Hélène Delisle, directrice de TRANSNUT.

Conférences pour téléchargement en pdf:

Hyperliens pour accéder aux conférences et à la discussion de cette demi-journée:

Dr Enrique Jacoby [English], Pr Carlos Monteiro [Engl], Pr Hélène Delisle [français]

Le Guide alimentaire du Bénin officiellement remis au CAN le 14 mars 2014

Assistaient à cette séance de remise du nouveau Guide alimentaire du Bénin (GAB) des représentants du CAN (Conseil national d’alimentation et de nutrition du Bénin), les principaux acteurs d’alimentation et de nutrition du Bénin, ainsi que TRANSNUT en la personne de sa directrice, Pr Hélène Delisle. Ce Guide, précieux outil de communication, de planification et d’évaluation nutritionnelle, a été élaboré dans une approche participative. Son développement a aussi impliqué de nombreux étudiants du Québec et du Bénin. Soulignons en particulier l’apport de Sarah Levesque de l’Université de Montréal, qui a conçu l’ensemble du Guide et utilisé la programmation linéaire pour optimiser la consommation alimentaire du sud du Bénin, telle que cernée par des études de TRANSNUT sur la transition nutritionnelle au cours des dernières années. Nous tenons aussi à remercier Amadou Abodou, dessinateur béninois, à qui on doit l’illustration de la case et Seluna Fernandez, jeune graphiste de Montréal, qui a illustré et mis en forme le Guide. À l’initiative de Pr Victoire Agueh, responsable du programme de nutrition-santé à l’Institut régional de santé publique (IRSP) du Bénin, un comité a été créé parmi les institutions béninoises pour piloter les formations, l’utilisation et l’évaluation de ce nouveau Guide alimentaire du Bénin.

Pôle DFN : Le module d’auto-apprentissage sur la gestion de la malnutrition aiguë sévère est maintenant disponible en ligne

affiche

Pour y avoir accès et pour des renseignements complémentaires, envoyer une demande à transnut@umontreal.ca.

Le cours correspondant à ce module est accrédité à l’Université de Montréal (Département de nutrition, Faculté de médecine), dans le cadre des études supérieures de nutrition (M.Sc. et Ph.D.). Il est également accrédité à l’Institut régional de santé publique au Bénin (IRSP), dans le cadre du Master de nutrition et santé des populations.

Pour faire reconnaître la formation, il vous faudrait vous inscrire lors de la prochaine offre de formation continue à l’IRSP, prévue en 2013 (une semaine).