La dénutrition

Photo de gauche : www.laterredufutur.com Photo du centre : www.eco.rue89.com Photo de droite : © SEYLLOU/AFP, www.lepoint.fr

Photo de gauche : www.laterredufutur.com
Photo du centre : www.eco.rue89.com
Photo de droite : © SEYLLOU/AFP, www.lepoint.fr

Historiquement, la malnutrition se réfère à l’état de sous-nutrition et est associée à la pauvreté et à l’insécurité alimentaire. La sous-nutrition résulte d’apports quantitativement et qualitativement insuffisants, souvent conjugués avec l’infection chez les enfants. Au sens strict, la surnutrition devrait être exactement l’opposé.

Certes, l’obésité résulte d’un apport énergétique en excès. Cependant, elle ne garantit pas un apport nutritionnel adéquat, spécialement dans les milieux défavorisés où elle traduit une insécurité alimentaire qualitative.

Les termes de « sous-nutrition » et de « surnutrition » contiennent donc l’idée fausse que d’un côté il y aurait le manque et la contrainte et à l’opposé l’excès et la pléthore. Clairement, les deux états reflètent une forme de malnutrition. Ils sont tous deux associés à un régime de piètre qualité et s’ancrent dans la pauvreté.

Bien que le terme de malnutrition soit historiquement attaché à la sous-nutrition, la littérature scientifique tend à élargir son emploi à la surnutrition, non sans ambiguïté.

Pour plus de clarté, nous utilisons le terme de dénutrition pour décrire la sous-nutrition. Nous réservons le terme de « surcharge métabolique » pour les anomalies métaboliques que sont l’obésité, l’insulinorésistance, les dysglycémies, l’hypertension artérielle et les dyslipidémies. Le terme de dysnutrition servira à désigner le spectre complet des troubles du double fardeau nutritionnel (Delisle et Receveur 2007).