[Archives] S’informer

Le Pôle DFN, très présent au 20e congrès international de nutrition à Grenade (Espagne)

Lors de ce congrès qui se tenait du 15 au 20 septembre 2013, quatre communications affichées portaient sur les travaux d’étudiants de TRANSNUT et ses partenaires du Pôle DFN au Bénin et au Burkina Faso. Dr Charles Sossa (IRSP, Bénin) exposait des résultats de son étude longitudinale sur l’évolution des facteurs de risque cardiométabolique en fonction de l’alimentation et du mode de vie. Dr Augustin Zeba (IRSS, Burkina Faso) présentait avec Pr Hélène Delisle des données mettant en évidence chez des adultes le double fardeau de marqueurs de carences nutritionnelles et de troubles de surcharge comme l’obésité, l’hypertension et les dyslipidémies. Quant à Mme Asma El Mabchour, actuellement candidate au Ph.D. de nutrition à l’Université de Montréal, sa communication portait sur l’obésité et d’autres facteurs de risque cardio-métabolique à Cotonou (Bénin) ainsi qu’à Port-au-Prince (Haïti). La quatrième affiche, présentée dans une réunion satellite par Geneviève Boulanger, candidate au M.Sc. de nutrition à l’Université de Montréal, décrivait les apports d’acides gras des adultes Burkinabé de l’étude de Dr Zeba, après avoir complété les tables de composition alimentaire par des données détaillées sur les différentes catégories d’acides gras (saturés, mono-insaturés, poly-insaturés).

Pôle DFN : Stage étudiant pour poursuivre le développement d’un guide alimentaire au Bénin

Sarah Levesque, étudiante au programme de maîtrise en nutrition (M.Sc.) au Département de nutrition de l’Université de Montréal, séjournait à Cotonou pendant trois semaines en juin dernier pour consulter les personnes-ressources locales en nutrition sur ce projet de guide alimentaire. Elle a pu rencontrer individuellement 32 de ces personnes et 19 étaient présentes pour la réunion plénière de fin de stage.

Sarah avait au préalable développé des propositions quant au nombre de portions de chaque groupe d’aliments à consommer chaque jour, aux aliments à illustrer pour chacun des groupes d’aliments, ainsi qu’aux unités locales de mesure des portions de différents aliments. Pour en arriver à ces propositions, elle s’était basé sur les données de consommation alimentaire issues d’études transversales menées il y a quelques années auprès d’adultes de Cotonou, de Ouidah et de zones rurales environnantes.

L’originalité de son travail a consisté à utiliser la programmation linéaire pour optimiser l’alimentation locale, méthode mathématique qui tenait compte non seulement des données d’apports, mais aussi des recommandations d’apports en différents nutriments.

Elle remercie ceux et celles qui l’ont aidée dans sa démarche. Nous espérons qu’avant la fin du projet DFN, en 2014, le guide alimentaire béninois sera finalisé et officiellement lancé par les autorités du pays.

 

Pôle DFN : TRANSNUT sera au Sommet des Nations unies sur les maladies chroniques à New York

TRANSNUT participera au 1er sommet des Nations Unies sur les maladies non transmissibles (MNT) qui aura lieu à New York les 19 et 20 septembre prochains.

Consultez le vidéoclip sur les maladies non transmissibles préparé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Pour plus d’information sur les maladies non transmissibles, consultez le site de l’OMS.

 

Pôle DFN : Mission d’appui au Master de nutrition et santé des populations au Bénin

Madame Lita VILLALON, professeure à l’École des sciences des aliments, de nutrition et d’études familiales de l’Université de Moncton, s’est rendue au Bénin du 13 au 30 mai 2011 pour dispenser bénévolement des enseignements dans le cadre du master de nutrition-santé offert à l’Institut régional de santé publique (IRSP) à Ouidah. Deux cours ont été dispensés :

      • Communication interpersonnelle et counseling en alimentation nutrition
      • Média et intervention en alimentation et nutrition

Les apprenants, au nombre de dix et originaires de cinq pays (le Bénin, le Burkina, la Guinée, le Mali et le Niger) ont exprimé de vive voix avoir « beaucoup apprécié les exemples sur la base des expériences vécues de la professeure ».

À la fin des cours, une rétroaction détaillée de compétences acquises a été envoyée à chaque apprenant témoignant ainsi du haut niveau d’encadrement fournie généreusement par Madame Villalon.

Pôle DFN : Journée nutrition « grand public » à Ouagadougou en mars 2011

Une foule, de plus de 500 Burkinabés, a participé à cette journée « grand public » sur la nutrition et la santé, dans le cadre des Journées d’endocrinologie, diabète et nutrition de Ouagadougou.

affiche_depistage

Dépistage du diabète, de l’hypertension, de l’hyperglycémie et de l’obésité

Les premiers jours de mars, se sont tenus à Ouagadougou les Journées d’endocrinologie, de diabétologie et de nutrition. Outre les conférences scientifiques sur la nutrition (avec contributions du projet), une journée « grand public » axée sur le dépistage de l’obésité, de l’hypertension et du diabète et sur des conseils d’alimentation santé a été organisée.

Le mercredi 2 mars 2011 dès 8h on pouvait déjà voir plus de 100 personnes attendre, aux portes de l’Hôtel Azalaï Indépendance, afin d’être les premiers à bénéficier de l’approche intégrée de dépistage de l’hypertension, de l’hyperglycémie et de l’obésité du projet DFN, en collaboration avec l’équipe de la Direction de la Nutrition (DN) du Burkina Faso composée du Dr Mariam Sakandé Sanou et de Mme Bertine Ouaro commises au nom de la DN du Dr Dieudonné OUEDRAOGO et du Pr Joseph Drabo, endocrinologue, de l’hôpital et de l’Unité d’enseignement et de recherche en sciences de la santé (médecine et spécialités) et le Pr. Jean Noël PODA, Directeur Adjoint de l’Institut de Recherche en Sciences de la Santé (IRSS).

Suite à la prise de leur poids et de leur taille, de leur tension artérielle et de leur glycémie, les participants ont tous reçu un nomogramme servant au calcul (et à l’évaluation) de leur Indice de Masse Corporelle (IMC), ainsi qu’une fiche de 10 conseils nutritionnels généraux pour la prévention des maladies chroniques.

Au cours de la journée, le nombre 50 de participants au dépistage n’a fait qu’augmenter pour atteindre plus de 500 personnes; la majorité des personnes, même après avoir attendu dans certains cas plus de deux heures, sont restées pour une séance de questions-réponses sur la nutrition, preuve de l’intérêt soutenu et grandissant des participants tout au long des activités de cet événement.

Pour répondre aux questions des participants, il y avait des membres de l’équipe TRANSNUT (Montréal) , dont le Pr. Hélène Delisle et Dr. Augustin Zéba (candidat au PhD.) , de la Direction de la nutrition du Burkina Faso et de l’équipe médicale du service de médecine interne de l’Hôpital Yalgado Ouedraogo.

La rencontre s’est prolongée jusque vers les 15 heures, bien au-delà de l’horaire prévu, ce qui témoigne de la préoccupation des burkinabé vis-à-vis de leur santé et plaide pour davantage d’actions d’information et de sensibilisation « grand public » sur cette thématique.

Pôle DFN : Le double défi d’une pionnière de la nutrition

La publication UniMonde, bulletin bi-annuel de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) qui vise à accroître la visibilité de la contribution des universités au développement, consacre, dans sa dernière livraison, un article au Pôle sur le double fardeau nutritionnel.

Le texte, qui qualifie la co-directrice du projet (Dr Victoire Agueh) de «pionnière de la nutrition», peut être consulté ici.

Pôle DFN : Le deuxième atelier sur le plaidoyer pour le diabète s’est tenu à Bamako les 29 et 30 novembre 2010

Cette séance de travail, dont Santé-Diabète Mali était l’hôte, a réuni des spécialistes du diabète provenant du Bénin, du Burkina Faso, de Guinée-Conakry, ainsi que du Mali. Les travaux ont permis de faire progresser le développement d’un outil de plaidoyer en faveur de politiques et programmes pour la prise en charge et la prévention du diabète en Afrique francophone. L’outil comprendra un argumentaire, ainsi qu’une estimation des coûts du diabète pour les patients et leur famille.

Pôle DFN : Atelier de restitution des résultats de l’étude de Charles Daboné sur l’état nutritionnel des écoliers de Ouagadougou

Vivre en milieu urbain ne met pas à l’abri des carences. Tel est le premier constat de l’étude menée par Charles Daboné dans le cadre de son doctorat sur le double fardeau de la malnutrition en milieu scolaire urbain.

Entre octobre 2008 et mars 2009, Charles Daboné a recueilli des données sur l’état nutritionnel de 800 enfants scolarisés dans 12 écoles primaires publiques et privées de Ouagadougou. Plus de deux enfants sur cinq ont une rétinolémie basse ou une anémie. Ces résultats montrent clairement que les carences restent encore des problèmes majeurs de santé publique chez les enfants d’âge scolaire et que ceux qui vivent dans les zones urbaines ne sont pas épargnés récusant ainsi ce qui est habituellement supposé. L’analyse documente d’une façon très complète et pour la première fois la situation nutritionnelle des enfants d’âge scolaire de la ville de Ouagadougou. L’étude de Charles Daboné est donc une « première ». En tant qu’étude de base pour la mise en oeuvre de l’Initiative des Écoles amies de la nutrition, elle permettra d’orienter les actions prioritaires à mettre en œuvre.

Le 7 juillet 2010, le doctorant burkinabé Charles Daboné (boursier de la Francophonie) a organisé, conjointement avec HKI, une journée de restitution des résultats de l’étude de base sur l’état nutritionnel des écoliers et certains déterminants. Cette activité, qui a attiré près de 70 participants, a bénéficié d’un appui financier de l’Axe de recherche en santé mondiale du Fonds de recherche en santé du Québec (FRSQ). Les comités de nutrition-santé des écoles, les autorités administratives, responsables scolaires, les représentants du gouvernement et les organismes internationaux avaient été conviés ainsi que les médias qui ont largement couvert l’événement.

Pôle DFN : L’Université de Montréal accueille les docteurs Alihonou et Alassani pour une année universitaire « sur mesure » adaptée à leur future fonction de formateurs en nutrition clinique

Les deux médecins béninois diplômés de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) exercent au Centre National Hospitalier Universitaire de Cotonou. Libérés de leur charge professionnelle pendant une année universitaire, ils vont pouvoir développer une expertise spécifique en nutrition clinique en suivant les cours et stages offerts par le département de nutrition. Dès leur retour au Bénin, ils interviendront dans la formation des futurs nutritionnistes inscrits au programme de la licence professionnelle de nutrition-santé dispensée à l’UAC (B.Sc) dont le lancement est prévu pour octobre 2010.

Docteur Florence Alihonou est pédiatre dans le service de pédiatrie et de génétique médicale, professeur assistant à la Faculté des sciences de la santé (UAC) et titulaire d’un certificat de nutrition de la Faculté d’agronomie et de sciences biologiques appliquées de l’Université de Gand (Belgique). Docteur Adébayo ALASSANI termine son résidanat en médecine interne et devrait être intégré comme professeur assistant à l’UAC au terme de sa formation à l’Université de Montréal.

Pôle DFN : journée de réflexion sur les défis économiques du diabète en Afrique de l’Ouest en marge du Congrès Mondial du Diabète

Le vingtième congrès mondial du diabète 2009 qui s’est tenu à Montréal du 18 au 22 octobre a été l’occasion de réunir au département de nutrition de l’Université de Montréal les partenaires et collaborateurs des deux continents engagés dans la lutte contre la maladie diabétique. Le but de cet atelier était de jeter les bases d’un argumentaire pour une prévention de la maladie en Afrique de l’Ouest.

Les Professeurs Drabo du Burkina Faso, Djrolo et Houinato du Bénin, Sidibé du Mali et le Docteur Baldé de Guinée Conakry ainsi que Monsieur Stéphane Besançon de l’ONG Diabète Mali ont présenté les données disponibles sur la prévalence du diabète et sur les coûts du traitement dans les quatre pays.

L’Afrique de l’Ouest est confrontée à une explosion des cas de diabète et certaines régions affichent une prévalence voisine de la prévalence observée au Canada. 85% des cas diabète en Afrique sont de type 2. Les complications vasculaires, métaboliques et infectieuses en font une maladie redoutable.

Le Professeur Strychar de l’Université de Montréal a rappelé que les programmes implantés dans les pays développés et dans certains pays en développement avaient montré que la prévention primaire était faisable et d’un bon rapport coût efficacité.